Cassandra est une écrivaine qui reste sans voix le jour où elle doit composer et pour lire l'éloge funèbre de sa mère. La disparition de la figure maternelle déclenche un processus de retour sur soi.une analyse comique-absurde dans laquelle Cassandra tente de trouver sa place, de comprendre sa propre féminité, faisant ironiquement référence aux normes sociales héritées. La performance devient un Un voyage dans l'esprit de cette femme d'une manière sarcastique et provocante.
Un spectacle courageux et intense, un accord parfait entre les mots et l'histoire du corps, et je dirais une performance extraordinaire des deux actrices.
La féminité se révèle être une véritable épreuve d'endurance, une compétition permanente et invisible, non seulement avec soi-même, mais aussi avec tous les modèles féminins qui nous entourent et qui nous suggèrent constamment, voire de manière obsessionnelle, comment nous devrions être.
Cassandra est une confession théâtralisée, imprégnée d'authenticité, pleine d'émotion. l'humour pour cacher les larmes.
On rit, on s'amuse, on est un peu effrayé par le pourcentage substantiel dans lequel on se reconnaît dans les descriptions amplifiées par la voix du personnage à double présence, on a un frisson d'empathie et de culpabilité, on a le temps de la réflexion et le temps du plaisir strictement esthétique.(...)
La dernière phrase prononcée lors de la représentation reste gravée dans l'esprit des spectateurs, en particulier des femmes, invitées à assumer l'héritage de la liberté, à décider de couper consciemment le cordon ombilical qui les lie encore aux modèles de féminité des générations précédentes.